RDC : Moïse Katumbi, un perdant inaudible aux abois (Édito)

Il est à constater qu’en République Démocratique du Congo, la défaite est loin d’être une réalité évidente que l’on ne peut se permettre d’accepter. Le cas est de la défaite naufrageuse toute l’opposition, principalement de Moïse Katumbi aux élections du 20 décembre dernier.

Accepté par la Commission Électorale Nationale Indépendante, validé par la Cour constitutionnelle, Moïse Katumbi devient le plus grand charlatan politicien auprès du peuple congolais qui s’affiche inattentif à ses multiples messages.

Celui qui crie comme la sirène de l’ambulance être victime d’un hold-up électoral ne sait pas du tout avancer un chiffre prouvant le contraire des résultats proclamés par la CENI.

N’ayant pas été capable de déployer des témoins dans ne fût-ce que la moitié de l’ensemble des bureaux des votes, le Bernard Arnault congolais, Moïse Katumbi a pourtant espéré sur le travail de la Mission d’Observation Electorale CENCO-ECC qui, à la grande surprise de tout le monde, a reconnu les chiffres avancés par la CENI et a avoué que les DEV (Dispositifs électronique de vote) mis en place par la CENI n’était pas si facile à tricher, d’après l’évêque Donatien Nsholes.

KATUMBI ET CONSORTS

Alors que les publications se poursuivaient au niveau de Centre Bosolo de la CENI, les candidats malheureux, Martin Fayulu, Dénis Mukwege et les autres, avaient programmé une marche de santé qui n’a atteint qu’un poignet de leurs militants ayant manifesté sous l’interdiction du Ministre de l’Intérieur qui reste intransigeant face aux troubles que veut vivre l’opposition.

Aujourd’hui Moïse Katumbi et consort font bloque dans l’idée de refuser de soumettre à la Cour constitutionnelle les réclamations sur les irrégularités constatées lors du jour de vote, notamment le retard du déploiement des kits électoraux dans les centres de vote, l’élargissement d’un jour du vote pour les bureaux n’ayant pas ouvert et le sabotage de certains centres dans les provinces.

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Cette optique refusée par Katumbi et ses alliés a pourtant été la voie légale (saisine de la Cour constitutionnelle) recommandée par les américains afin d’examiner les opérations de vote du 20 décembre. Dommage que l’homme du Katanga veut avec intrigue procéder aux protestations dans les rues sous couvert de l’article 64 de la Constitution.

Cependant il est avéré que le perdant Moïse Katumbi est de plus en plus inaudible auprès de la population qui par contre semble prouver et avaliser les résultats des urnes. Au jour du 31 décembre 2023 les rues de la République Démocratique du Congo a célébré la victoire diurne de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avec le 73,34% des voix

Les 18,08% de Moïse Katumbi Tshapwe n’ont pas suffit pour amener l’ancien gouverneur à la Magistrature suprême. Cette défaite naufrageuse témoigne à ce jour la faiblesse de l’opposition congolaise qui n’arrive plus à séduire les congolais.

Ces congolais qui ont été témoin du refus de l’opposition à coalisés leur force pour gagner les élections, faute d’intérêts égoïstes qui animent chacun, n’auront certainement pas l’intérêt suivre l’appel de qui que ce soit.

Pourquoi ne pas accepter sportivement la défaite et apprendre à recadrer les tires, préparer les prochaines et restantes étapes des élections notamment les sénatoriales, comme en demande Jean Thierry Monsenepwo à Moïse Katumbi ?

Le Congo n’a pas besoin du sang et du recul !

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