Tribune 2 : « Tous pour le congo, chassons l’étranger et les traîtres, pas de dialogue avec la duplicité »[Ambassadeur Wiliam MUKAMBILA M.]

Pas de dialogue avec la duplicité ! L’heure de la lucidité nationale a sonné. Le Congon’a jamais manqué de richesses: il a manqué de fidélité, de loyau- té, de patriotisme vrai. Depuis plus d’un demi-siècle, notre souveraineté est grignotée, rongée, sapée non pas seulement par des puissances étrangères avides de nos ressources, mais aussi, et surtout, par des Congolais sans boussole, complices des ambitions d’autrui. L’un convoite, I’autre trahit. L’un pénètre par calcul, I’autre ouvre la porte par faiblesse. C’est cette double trahison, étrangère et interne, qui a fracturé notre nation et humilié notre peuple.

Le précédent fâcheux de 1996, c’est une promesse trahie de l’AFDL L’histoire récente en témoigne.

En 1996, sous la bannière de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération (AFDL), des Congolais ont prêté main forte à des intérêts étrangers, sous prétexte de libérer la patrie. Laurent-Désiré Kabila, André Kisase Ngandu, Anselme Masasu Nindaga, Dé- ogratias Bugera et d’autres figures de ce mouvement, sous des étiquettes congolaises, furent instrumentalisés par des forces extérieures du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, dont les véritables objectifs n’étaient pas la libé- ration du Congo, mais l’exploitation de son sol et la neutralisation de sa sou- veraineté.

Cette entreprise a été l’un des épisodes les plus tragiques de notre histoire Contemporaine : elle a ouvert la voie à une succession de guerres d’occupa- tions, de massacres et de pillages sans précédent. La promesse d’un Congo libéré s’est muée en blessure d’un État livré, en tutelle masquée sous le vocabulaire révolutionnaire. Et aujourd’hui, ironie de I’histoire, certains de ces acteurs ou leurs héritiers politiques reviennent avec un slogan provocateur: « Sauvons la RDC ». Mais de quoi veulent-ils la sauver ? De leurs propres fautes ? De leurs propres trahisons ?

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La vraie résistance est la conscience collective

La résistance congolaise ne se mène plus les armes à la main, mais dans les consciences, dans les institutions et dans le courage civique. C’est une résistance de la lucidité collective, du refus des manipulations et de la fidélité au pays.

La jeunesse congolaise doit jurer: « Plus jamais la trahison au nom du salut ! »

Mboka eza ya biso! Mbana Mboka kidiba te !

Le Congon’appartient pas à ceux qui l’ont vendu. II n’a pas besoin de faux sauveurs, mais d’un peuple éveillé, digne et uni. Le salut ne viendra pas des slogans, mais de la loyauté et du travail patriotique.

Chassons l’étranger et les traîtres. Mbana Mboka kidiba te ! Pas de dialogue avec la duplicité.

Le Congo se relèvera, non par des compromis honteux, mais par la fidélité retrouvée à sa propre histoire.

Le mal ne guérit pas le mal. L’ombre ne ramène pas la lumière. On ne sauve pas un pays que l’on a crucifié. Plate-forme Citoyenne : Tous pour le Congo Pour la vérité, la mémoire et la souveraineté du Congo.

Kinshasa, Octobre 2025

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