Décès de Karine Buisset : le Gouvernement congolais annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire et deux autres victimes
Faisant suite au décès de l’agente onusienne Karine Buisset survenu le mercredi 11 mars dernier après une explosion d’un drone à Goma, dans la partie Est de la République, le gouvernement central annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire pour l’établissement des faits relatifs à cet incident tout en indiquant que deux autres victimes ont péri lors de ces frappes dont une une garde privée et un élément du Groupe rebelle AFC/M23
Dans la correspondance publiée ce vendredi 13 mars, l’exécutif central à travers le ministre de la Justice et garde des sceaux, ordonne à l’Auditeur général près les FARDC d’ouvrir sans délai une enquête afin d’établir les circonstances de ces faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et d’engager les poursuites prévues par la loi congolaise.
« Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a enjoint à l’Auditeur général près les Forces armées de la République démocratique du Congo d’ouvrir, sans délai, une enquête afin d’établir les circonstances de ces faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et d’engager, le cas échéant, les poursuites prévues par la Loi », indique la correspondance.
Par ailleurs, le gouvernement congolais appelle à une coopération internationale pleine et entière avec, notamment les autorités françaises, les Nations-Unies et les organisations internationales compétentes, afin de garantir une investigation complète, impartiale et transparente. La RDC réaffirme par cette même occasion sa détermination à lutter contre l’impunité et à veiller à ce que toute violation grave du droit commise dans le cadre du conflit armé fasse l’objet d’une réponse judiciaire appropriée.
Le Parquet national antiterroriste – PNAT–, en France, a annoncé vendredi « une enquête de flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crime de guerre » après le décès, de l’humanitaire française de 54 ans d’âge, Karine Buisset. L’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité de la gendarmerie nationale (OCLCH) en France, après ses investigations, devra éclaircir « les circonstances de commission des faits », et « tenir informés les proches de la victime ».
