Éric Kamba : « Comment un soldat rwandais, sans ancrage patriotique ni légitimité populaire, a-t-il pu non seulement prendre le pouvoir au Congo, mais aussi le conserver pendant 18 ans, avant de revenir aujourd’hui dans l’ombre, préparer la reprise du pouvoir par la ruse ou par la violence ? »
L’histoire politique contemporaine de la République Démocratique du Congo (RDC) est jalonnée de tragédies, de manipulations géopolitiques et de trahisons internes. Mais l’une des plus grandes impostures de ce siècle demeure sans doute celle qui entoure l’identité et le parcours de Joseph Kabila, de son vrai nom Hyppolite Kanambe Kazemberembe, Tutsi rwandais, ex-militaire du Front Patriotique Rwandais (FPR), devenu président du Congo.
Comment un soldat rwandais, sans ancrage patriotique ni légitimité populaire, a-t-il pu non seulement prendre le pouvoir au Congo, mais aussi le conserver pendant 18 ans, avant de revenir aujourd’hui dans l’ombre, préparer la reprise du pouvoir par la ruse ou par la violence ?
Cette analyse vise à éclairer les faits, poser les bonnes questions, et réveiller les consciences.
I. Une imposture installée par la manipulation et la force
Hyppolite Kanambe n’est pas Congolais. Né d’un père rwandais tutsi, Adrien Kanambe, exilé en Tanzanie après les conflits ethniques au Rwanda, il est élevé par Laurent-Désiré Kabila après que ce dernier ait épousé sa mère veuve.
Contrairement à la version officielle, Kanambe n’est pas le fils biologique de Laurent Kabila. Il n’a aucun lien génétique ni historique avec la lignée des Kabila. Formé dans les rangs du FPR de Paul Kagame, il fut sous la tutelle directe de James Kabarebe, son oncle, qui joua un rôle clé dans les interventions militaires rwandaises au Congo.
Son ascension au pouvoir s’est faite dans le sang : après l’assassinat suspect de Laurent-Désiré Kabila en 2001 – assassinat jamais élucidé – Kanambe est imposé à la tête du pays par le Rwanda, avec le soutien de certaines puissances occidentales (États-Unis, Royaume-Uni), dans le contexte du vide politique post-Mobutu.
II. Un règne de prédation et de compromission
De 2001 à 2019, Joseph Kabila alias Kanambe a dirigé le pays comme un cheval de Troie au service d’intérêts étrangers, livrant la RDC aux multinationales minières, aux groupes armés et aux réseaux mafieux régionaux.
• Le Kivu, riche en coltan, cobalt et or, a été abandonné aux milices soutenues par le Rwanda et l’Ouganda.
• Les contrats miniers ont été bradés à des sociétés américaines, canadiennes, chinoises, et même sud-africaines, au détriment du peuple congolais.
• L’armée congolaise a été infiltrée, affaiblie, parfois complice des crimes contre les populations civiles.
• Des crimes de guerre, notamment des viols massifs et des massacres, ont été documentés sans que la justice ne soit rendue.
• La jeunesse congolaise a été sacrifiée. Les institutions vidées de leur substance.
III. Le retour de l’ombre : une menace réelle
Aujourd’hui, alors que la guerre s’intensifie à l’Est, que le M23, bras armé du régime de Kagame, reprend du terrain, Joseph Kabila réapparaît dans le paysage politique. Il manœuvre, tisse des alliances, prépare un retour politique qui menace à nouveau la souveraineté du pays.
Des preuves indiquent qu’il soutient discrètement certaines factions rebelles, tout en gardant des relais au sein des forces de sécurité, de l’administration et du monde des affaires.
La complicité d’un certain nombre de politiciens corrompus et d’élites naïves rend ce scénario encore plus dangereux.
Il ne s’agit pas ici d’une simple ambition politique. Il s’agit d’un projet géostratégique de recolonisation indirecte de la RDC par le Rwanda et ses alliés. La présence de Kanambe sur la scène congolaise est une menace directe à l’intégrité territoriale et à la mémoire des millions de victimes.
IV. Le réveil des consciences est urgent
L’heure n’est plus à la complaisance. Le peuple congolais, les intellectuels, les leaders religieux, la diaspora et la jeunesse doivent se lever avec une seule exigence : vérité, justice, souveraineté.
• Il faut ouvrir une enquête internationale sur l’identité réelle de Joseph Kabila et ses liens avec les réseaux militaires rwandais.
• Il faut mettre fin à l’impunité, juger les responsables des crimes de guerre et des pillages économiques.
• Il faut refonder la République, sur des bases de vérité, de patriotisme et de dignité.
Conclusion : Le Congo ne doit plus jamais être trahi
Le cas Joseph Kabila est une blessure profonde dans le corps de la nation.
Mais cette blessure peut devenir source de conscience, d’éveil, et de renaissance.
Hyppolite Kanambe n’a jamais été le fils du Congo. Il a été son imposteur.
Il ne peut ni revenir, ni continuer à manipuler l’histoire de ce peuple martyrisé.
Le Congo n’est pas une marchandise. Il est une terre sacrée, pour laquelle des millions sont morts.
Il est temps d’ouvrir les yeux. Il est temps d’agir.
L’avenir du Congo en dépend.
