« La vraie raison de la guerre des prélats contre Tshisekedi : la Gratuité de l’école, quand certains évêques troquent la soutane contre le trône »[Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo]
INTRODUCTION : LE SCANDALE CACHÉ DERRIÈRE LA SOUTANE.
En 2019, Félix Tshisekedi a pris une décision historique : la gratuité de l’enseignement de base. Résultat en 5 ans : 8 millions d’enfants de plus à l’école. 20 millions d’enfants scolarisés aujourd’hui contre 12 millions avant. Des millions de parents sortis de l’enfer du minerval.
Et la réponse de certains prélats catholiques ? La guerre. Pas une critique. Une guerre politique, frontale, sans masque, contre le Chef de l’État.
Pourquoi tant de haine contre un acte de salut public ?
La réponse est simple, brutale, financière : On leur a coupé la rente. On leur a repris le pouvoir. Et certains ont choisi Kigali pour se venger.
I. LA GRATUITÉ : LE COUP MORTEL À 40 ANS DE BUSINESS.
Avant Tshisekedi, l’école était une marchandise. Le minerval était un impôt privé payé à l’Église catholique via ses écoles conventionnées.
Depuis 1980, la CENCO gérait l’argent. Elle contrôlait 40 851 enseignants et surtout, les caisses. Des millions d’élèves. Ses « bureaux gestionnaires », qu’elle-même qualifie de « budgétivores » dans son rapport de 2021, vivaient de la sueur des parents.
La gratuité a tout arrêté. Plus de minerval. Plus de flux d’argent direct. Plus de contrôle discrétionnaire.
Ne vous y trompez pas : ces prélats ne combattent pas la gratuité. Ils combattent une gratuité qu’ils ne contrôlent plus. On leur a retiré le bâton de gestionnaire. Il ne leur reste que le rôle de partenaire. Et ça, leur orgueil ne le supporte pas.
C’est ça, la vraie blessure. Le reste n’est que théâtre.
II. DE L’AUTEL À LA TRIBUNE : QUAND LA CENCO DEVIENT UN PARTI.
Une Église qui prie n’appelle pas à la rue. Une Église qui sert n’appelle pas à la désobéissance.
Pourtant, du 18 au 20 juin 2026, la CENCO réunie en « Assemblée plénière extraordinaire » a franchi la ligne rouge. 17 points. « La Nation est en péril ». Appel à « résister ». Menace d’un « calendrier d’actions sur le terrain ».
Traduction : La soutane est jetée. La place est prise. Ils veulent le trône.
Pire : Sous Tshisekedi, certains prelats utilisent la Constitution comme une arme pour abattre un Président qu’ils n’ont jamais digéré. La morale est à géométrie variable. La politique, elle, est constante.
III. LE POINT DE NON-RETOUR : LA COMPLICITÉ AVEC KIGALI.
C’est ici que le masque tombe définitivement.
Depuis 30 ans, le Rwanda occupe et pille l’Est via l’AFC/M23. Des milliers de morts. Des villages rasés.
Et la CENCO ? Elle finit par dénoncer « l’agression », sans jamais citer le Rwanda. Sans jamais citer Kagame. Un silence coupable.
Le summum de l’humiliation : L’archevêque Fulgence Muteba, président de la CENCO, photographié en messe aux côtés des chefs de l’AFC/M23 à Goma. L’image a fait le tour du pays. Une Église aux côtés des supplétifs de l’ennemi.
Les rumeurs deviennent insistantes : un financement direct de certains prélats par Paul Kagame. Reconnu ouvertement et avec sourire par monseigneur Muteba. L’Église qui crie au pillage de l’Est, mais qui se tait sur ceux qui financent le pillage. L’Église qui affaiblit Tshisekedi pendant que Kagame avance.
Appelons un chat un chat : C’est une cinquième colonne en chasuble.
IV. CONCLUSION : IL FAUT CHOISIR
Monsieur le Président a fait ce que Mobutu, Kabila père et fils n’ont jamais osé : donner l’école à tous les enfants du Congo. Gratuitement.
Face à ça, certains prélats ont fait un autre choix :
Le choix de la rente contre les enfants.
Le choix du trône contre la soutane.
Le choix de Kigali contre Kinshasa.
Que l’Église s’inquiète de la gestion, soit. Qu’elle devienne un parti politique, qu’elle s’allie objectivement à l’ennemi pour récupérer son « bifteck », cela s’appelle de la trahison.
Le peuple congolais n’est pas dupe. Il voit qui défend ses enfants, et qui défend ses caisses.
La gratuité est un acquis de la Nation. Aucun prélat, aucun intérêt corporatiste, aucun parrain de Kigali ne l’arrachera.
La patrie d’abord. L’école d’abord. Et l’Église doit retourner à sa mission : l’Évangile, pas le pouvoir.
Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo
