Les 11 questions de Jean thierry Monsenepwo à Kagame- James kabarebe – Kabila -nangaa- Bisimwa et compagnie
- Si réellement Kigali–M23–AFC prétendent ne venir que pour « chasser un régime du pouvoir », comment expliquer alors que, sur leur passage, de jeunes garçons soient systématiquement exécutés, sans arme, sans uniforme, sans autre crime que celui d’exister ?
- Si leur combat était politique,
pourquoi assassiner des malades hospitalisés, parfois alités, incapables de se défendre, simplement parce qu’ils se trouvent sur les axes contrôlés ou traversés par leurs colonnes ? - Si leur objectif était institutionnel, pourquoi tuer méthodiquement les chefs coutumiers, chefs de groupement et chefs de villages, c’est-à-dire les gardiens de la cohésion sociale, de la mémoire et de l’autorité locale ?
- Si ce n’est qu’un conflit de pouvoir, pourquoi aucune distinction n’est-elle faite entre civils et combattants, entre hommes âgés et adolescents, entre autorités locales et simples paysans ?
- Pourquoi ces crimes touchent-ils indifféremment toutes les communautés du Nord et du Sud-Kivu :
les Nande, Hutu, Tutsi, Hunde, Nyanga, Tembo, Kumu, Rega, Shi, Fuliiru, Bembe, Vira, Lega, et bien d’autres encore ? - Pourquoi des villages entiers peuplés de Nande, de Hunde , de Shi et Tembo, de Bembe, Fuliiru et Vira à Uvira et Fizi sont-ils frappés par la même violence aveugle, alors que ces peuples n’ont ni la même langue, ni la même histoire, ni les mêmes appartenances politiques ?
- Si ce n’est pas une guerre contre les populations, pourquoi chercher à décapiter systématiquement les structures coutumières, socle de l’organisation sociale congolaise, au Nord comme au Sud-Kivu ?
- Si ce n’est pas une entreprise criminelle, comment qualifier cette élimination ciblée des leaders locaux, cette terreur organisée contre les civils, cette violence répétée dans les hôpitaux, les villages et les routes ?
Et surtout,
- comment continuer à parler de “libération” ou de “changement de régime”, lorsque les actes posés ressemblent davantage à une extermination planifiée, froide, méthodique, sans considération d’ethnie, de clan ou de race, mais visant clairement à briser toute résistance sociale et humaine ?
- Sans réaction des Fardc, vous avez éliminé plus de 400 personnes à UVIRA en 48h… comment expliquer cela ? Le cas de roger Limbaka ne vous enseigne-t-il pas ?
Petit rappel :
Novembre 2022, au moins 171 civils ont été exécutés par le M23 dans le village de Kishishe et ses environs (territoire de Rutshuru, Nord-Kivu) ;
- décembre 2022, au moins 20 civils ont été tués à Bambu et Tongo (Rutshuru) ;
- janvier 2023, plus de 35 civils ont été exécutés à Kisharo (Rutshuru) ;
- février 2023, au moins 40 civils ont été tués dans les villages de Mukondi, Muhindo et Kanyatsi (Nord-Kivu) ;
- juillet 2023, au moins 26 civils, dont des chefs coutumiers, ont été assassinés à Bwiza et Busanza (Masisi) ;
- fin 2023 – début 2024, plusieurs dizaines de civils ont été exécutés sur les axes Bunagana–Rutshuru–Kiwanja, avec des cas documentés d’exécutions de jeunes garçons et de patients dans des structures de santé ;
- 2024, des chefs de villages et de groupements ont été systématiquement ciblés et tués dans des localités de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo, sans distinction ethnique, touchant des communautés Nande, Hunde, Hutu, Tutsi, Nyanga et Tembo.
- 319+ civils tués en juillet 2025 dans plusieurs villages (Nord-Kivu), exécutions sommaires dans villages proches de Virunga.
- Et selon HWH Déportation de 1500+ personnes vers le Rwanda.
