RDC : « Pendant 18 ans, Kabila a régné sur un pays abîmé par le mutisme et la compromission »[Jean Thierry Monsenepwo]

Jean Thierry Mosenempwo, cadre de l’Union sacrée de la Nation, a tenu un point de presse, ce samedi 24 mai à Kinshasa.

L’ambassadeur Jean Thierry Mosenempwo est revenu sur la sortie médiatique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange.

Selon Jean Thierry Mosenempwo, pendant 18 ans, Joseph Kabila Kabange a régné sur un pays abîmé par le mutisme et la compromission.

« Quand Beni saignait, il se taisait. Quand Ituri brûlait, il fuyait. Quand l’armée demandait des ordres, il négociait des postes avec les infiltrés. Quand les Congolais étaient chassés du Congo-Brazzaville et de l’Angola, c’était le silence », a-t-il dit.

Jean Thierry Mosenempwo a fait savoir que Joseph Kabila Kabange n’a jamais nommé un chef militaire pour gagner la guerre. Il nommait pour calmer, pour gérer une paix de façade. Une paix qui tuait.

« Et aujourd’hui, il ose dire que le régime actuel aurait “perdu le monopole de la violence légitime” ? Ce monopole, il l’a éliminé et sacrifié à chaque table de négociation, de brassage et de mixage avec les groupes rebelles. »

Le cadre de l’Union sacrée de la Nation que Félix Tshisekedi est le dernier bouclier de la République.

Selon Jean Thierry Mosenempwo, face à l’héritage toxique de Joseph Kabila, Félix Tshisekedi a choisi la fermeté :
« Refus de négocier avec les pantins tant qu’ils sont téléguidés par Kigali ;

  • Réarmement diplomatique du pays.
  • Coopérations militaires sans compromis territorial.
  • Retour du Congo sur la scène régionale et internationale. Ceux qui l’attaquent aujourd’hui ne veulent ni paix, ni réconciliation. Ils veulent la revanche. Ils veulent l’impunité. Ils veulent reprendre le contrôle de l’appareil d’État pour poursuivre la prédation », soulève-t-il.
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Évoquant le pacte social, Jean Thierry Mosenempwo a déclaré que l’initiative des évêques est une enveloppe kabiliste.

« Et pour mieux revenir, ils ont trouvé un cheval de Troie : un pacte dit “social”, porté par les évêques. Mais depuis quand Kabila croit-il aux évêques ? Son régime les a gazés à Kinshasa ! Aujourd’hui, leurs intérêts convergent. Le texte du pacte a été rédigé à Bruxelles par d’anciens kabilistes. Et bizarrement, tous sans exception, évêques, Kabila, kabilistes et compagnies ont le même discours :

  • Il ne condamne pas le M23.
  • Il épargne l’AFC.
  • Il protège le Rwanda et Kagame.
  • Il blanchit Nangaa et compagnie.
    Mais il s’attaque au Chef de l’État. Il s’attaque à son président de la République. Il accuse son propre pays. Il crache sur le gouvernement de son pays. L’intention est claire : *blanchir les criminels et salir le président légitime », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur Jean Thierry Mosenempwo a dit que le Congo n’appartient pas à Kabila, le peuple a changé. La République est debout.

« Nous ne retournerons pas en arrière. Nous ne rendrons pas à Kabila ce qu’il pense avoir “oublié” en 18 ans. Il n’a pas dit adieu à la SADC en 2018. Il a dit au revoir. Comme s’il croyait que le Congo était sa propriété », a-t-il dit.

Joseph Kabila Kabange, ancien président de la République, s’est adressé à la nation hier.

Sa sortie médiatique intervient un jour après la levée de ses immunités parlementaires au Sénat pour sa participation au mouvement insurrectionnel à travers son soutien à l’AFC M23.

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