Sanctions américaines contre les RDF : réactions contrastées entre Kinshasa et Rwanda

Les sanctions visant les RDF, armée rwandaise, et quelques-uns de ses responsables, émises par le département du Trésor américain ont suscité des réactions contrastées entre Kinshasa et Kigali dans la soirée de ce lundi 2 mars.

Dans la soirée de ce lundi 2 mars les deux principales parties en cause, à savoir le pays de Lumumba et son voisin le pays des Mille Collines, ont chacune réagi à cette annonce. Si Kigali évoque des décisions qui « déforment la réalité et altèrent les faits du conflit dans l’Est de la RDC », côté congolais, il s’agit « d’un signal fort clair en faveur du respect de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, de la justice ainsi que de la mise en œuvre effective des engagements souscrits dans le cadre des Accords de Washington », ajoutant « qu’elles (ces décisions) confirment la nécessité d’une cohérence entre les engagements diplomatiques et les réalités opérationnelles sur terrain ».

Revenant sur les récentes attaques des FARDC et ses alliés, d’autre part, pour le Rwanda, « la RDC s’est engagée, dans le cadre des Accords de Washington, à mettre fin de manière irréversible et vérifiable au soutien de l’État aux FDLR et aux milices associées, mais n’a pris aucune mesure en ce sens ». Le Rwanda se dit être « pleinement engagé dans le désengagement de ses forces, parallèlement à la mise en œuvre par la RDC de ses obligations ».

Le gouvernement congolais rappelle que
« la stabilisation durable de l’Est du pays et de la région des Grands Lacs passe par la cessation de tout appui aux groupes armés, le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi que par l’observation des principes du droit international. ».

Le département du Trésor des Etats Unis d’ Amérique a annoncé, lundi 2 mars, l’instauration de sanctions contre la Rwanda Defence Force (RDF) et quatre hauts responsables de l’armée rwandaise, dans le cadre des tensions persistantes liées au conflit dans l’est de la RDC.

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Les personnes visées sont Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarakh Muganga connu sous le surnom « Mk Mubarkh » et Vincent Nyakarundi.

Selon le communiqué du Trésor, tous quatre occupent des fonctions d’officiers supérieurs au sein des forces armées rwandaises.

Conformément aux mesures décidées, les avoirs de ces individus situés aux États-Unis sont désormais bloqués. Par ailleurs, les citoyens et entreprises américains se voient interdits d’entretenir des relations financières ou commerciales avec ces personnes.

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