« Lutter contre la corruption sans calomnier : rétablir la vérité sur la gouvernance Tshisekedi »[65e Tribune de l’Ambassadeurs Thierry Monsenepwo]

Depuis un temps, une curieuse tendance s’installe dans l’opinion publique : celle de réduire chaque action gouvernementale à un soupçon, chaque gestionnaire à un prédateur, chaque chiffre à un scandale. Des montants mirobolants circulent dans les médias comme s’ils étaient automatiquement synonymes de détournement.
On observe, dans certains milieux, une frénésie du chiffre qui confine à la manipulation.

À y regarder de près, deux dynamiques opposées semblent alimenter cette perception :
1. D’un côté, la volonté affirmée du Président Félix Tshisekedi de moraliser la gestion publique, avec le renforcement inédit des organes de contrôle, la relance des audits internes dans les entreprises publiques, et le soutien actif à l’Inspection Générale des Finances (IGF). et d’autres structures encore dont l’Aplc et la cellule de changement de mentalité;
2. De l’autre, une volonté manifeste d’orchestrer une campagne de décrédibilisation du régime, en exploitant cette transparence pour la retourner contre ses initiateurs. L’idée sous-jacente : faire passer le régime de la rigueur pour un régime de la corruption. Une construction pernicieuse qui vise à brouiller les repères et à affaiblir l’État en salissant ses institutions.

Mais les faits résistent à la calomnie.

Sous le leadership du Chef de l’État, le budget national est passé de moins de 5 milliards USD en 2018 à plus de 16 milliards USD en 2024. Une performance historique, jamais atteinte sous les régimes précédents, et qui démontre non pas un affaiblissement du contrôle, mais une reprise en main des régies financières et une canalisation rigoureuse des recettes. Puisque l’on se souviendra que seuls les exonérations fantaisistes faisaient perdre à l’état près de 6 milliards de dollars chaque année. Les autorisations de bâtir n’en parlons même pas alors que désormais c’est canalisé via un guichet unique.

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En 2015 déjà, le Professeur Luzolo Bambi, alors Conseiller spécial du Chef de l’État en matière de lutte contre la corruption, alertait sur le fait que « 70 % des recettes de l’État se perdaient dans des circuits parallèles ». Ce qu’on a appelé alors le coulage des recettes publiques. Ce n’est qu’avec l’avènement de Félix Tshisekedi que ces circuits ont commencé à être fermés, par la volonté politique d’un homme décidé à rompre avec l’impunité.

Il faut aussi rappeler que l’IGF publie désormais tous ses rapports, que les auditions se font en public, et que les interpellations sont suivies de procédures judiciaires. Preuve que nous ne sommes plus dans le règne de la complaisance, mais dans celui de la redevabilité.

Une chose très importante à noter est que Certains cas révélés ont certes suscité l’émotion, mais la vérité factuelle, à l’issue des vérifications, s’est souvent révélée plus nuancée, loin des conclusions hâtives.
Or, ce n’est pas parce qu’il y a signalement, qu’il y a nécessairement faute. L’audit n’est pas une condamnation.

🛡️ Il est donc temps de rappeler quelques vérités simples :
La lutte contre la corruption ne doit pas servir de prétexte à la diffamation systématique ;
La transparence doit s’accompagner de rigueur analytique et de respect de la présomption d’innocence ;
Et surtout, le progrès budgétaire de la RDC est un indicateur crédible de performance gouvernementale, pas une illusion.

La vraie rupture apportée par le Président Tshisekedi n’est pas seulement dans les discours, mais dans la capacité de l’État à mobiliser ses ressources, à contrôler ses dépenses, et à imposer une discipline de gestion. Ceux qui hurlent au scandale devraient plutôt s’interroger : où étaient leurs voix quand les recettes de l’État étaient pillées en silence, sans contrôle ni reddition de comptes ?

L’ère du mensonge structuré pour discréditer doit céder à l’ère de la vérité exigeante mais constructive. La République n’a pas besoin de rumeurs en boucle, mais de responsabilité partagée.

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Il n’y a que sous Félix Tshisekedi que l’on comprend mieux ce qu’on appelle recevabilité. Des ministres sont poursuivis, des mandataires interpellés et des officiers condamnés.

Mais dans ce lot il faut faire un distinguo entre les sensations provoquées par les réseaux sociaux et la réalités des faits qui malheureusement et souvent, ne vont pas ensemble. On est désormais à un moment de notre histoire où l’on peut se réveiller un matin, une page web dit que vous avez volé 10 millions, et c’est à vous de prouver que vous ne l’avalez pas fait.

Et ainsi, sans la condamnation d’un juge, celle des réseaux sociaux vous calomnie et vous traite de détourneur et même alors que votre innocence sera établie, on accusera la Justice d’être corrompu puisque la tendance générale est devenue le maître mot de nos vies. On ne construit pas une société ainsi.

Et nous allons désormais nous battre contre ces calomniateurs afin qu’à chaque publication d’accusation, nous puissions les traduire en justice pour démontrer de la Véracité des faits. C’est aussi cela l’état de droit.

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